fév 26, 2014

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« De la rage dans mon cartable » ou comment briser la loi du silence !

Bonjour à toutes et à tous ! ☺


Aujourd’hui, je voulais absolument vous parler d’un livre que j’ai acheté hier soir et que j’ai lu d’une traite ce matin. Il s’agit du témoignage de Noémya Grohan, De la rage dans mon cartable, au sujet d’un sujet parfois tabou : le harcèlement scolaire.


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Résumé :


« Solitaire par défaut
Démolie par des mots 
Leur mot d’ordre n’est pas beau
C’est « tolérance zéro »…
 
« Je crois que c’est après cet épisode que j’ai commencé à mettre un mot sur ce qui m’arrivait. La solitude, le sentiment de décalage, dès le début, je les avais déjà ressentis. Le harcèlement scolaire, c’était un mot plus grave. Mais plus les jours passaient, plus l’évidence était là, sous mes yeux. Je n’étais pas qu’une élève chahutée par quelques meneurs. Beaucoup d’autres les avaient imités et me traquaient en permanence. J’étais devenue une cible. »
 
 L’histoire de Noémya ressemble à beaucoup d’autres.
Elle a décidé de la raconter et de s’en sortir. 
Voici son témoignage. »


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Mon avis : Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je suis une ancienne victime du harcèlement scolaire. Si vous êtes arrivées depuis peu de temps, vous pouvez trouver mes deux premiers articles sur le sujet : ici et . Je prévois par ailleurs de vous en faire un troisième sur le sujet. Enfin, bref, revenons à nos moutons. Je n’avais pas prévu d’acheter ce livre tout de suite mais une discussion récente sur mon passé m’a fait changer d’avis.


Je reproche tout d’abord aux libraires de sous-estimer le sujet. Si la première fois que j’ai vu le livre il était plus ou moins en vue dans le rayon jeunesse, lorsque j’ai voulu l’acheter hier soir (dans une autre librairie), non seulement le vendeur n’avait pas l’air de connaitre mais en plus le livre était caché au beau milieu de pleins d’autres livres, sur une étagère où personne ne va… mouais niveau valorisation on a vu mieux ! Pourtant, selon moi, ce type de livres devrait être mis en avant et pas seulement au rayon jeunesse. Le harcèlement scolaire concerne les élèves mais aussi les parents, les professeurs et les établissements scolaires.


J’ai beaucoup aimé ce livre et en tant que littéraire, j’apprécie la plume de l’auteur. On sent à la lecture que le récit n’est pas fait pour faire pleurer les chaumières mais bien pour faire réagir. Le récit est juste, les mots bien choisis et l’ensemble relate très bien ce qu’endure presque toutes les victimes du harcèlement scolaire et n’oublie pas d’évoquer les conséquences sur le long terme. Le tout est ponctué par les textes de rap de l’auteur qui sont agréables à lire.


La personne ayant écrit ce livre, Noémya Grohan, est aujourd’hui engagée dans la lutte contre le harcèlement scolaire et je l’admire pour cela. J’admire également la force qu’elle a eu de publier son témoignage, de répondre à des interviews et même de participer à des reportages télévisés car moi-même je voulais publier mon témoignage mais je n’en ai jamais eu le courage… Peut-être qu’un jour qui sait je franchirai le cap…


Je recommande vraiment ce livre à tous : aux anciennes victimes & victimes actuelles, aux parents, professeurs et membres des structures scolaires, aux harceleurs pour qu’ils comprennent les conséquences de leurs actes. Pour aller encore plus loin, vous pouvez aussi retrouver des témoignages ou déposer les vôtres sur la page Facebook gérée par l’auteur : Harcèlement scolaire : VENEZ BRISER LE SILENCE.


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GROHAN Noémya, De la rage dans mon cartable
Hachette Témoignages, 11.90 €


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N’hésitez pas à réagir sur le sujet 😉
Pour ma part, je vous dis à vendredi !
Des bisous ♥


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mai 26, 2013

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L’image de soi & la confiance en soi.

Hey ! ☼


Comme vous le savez (ou pas), sur ce blog, on parle de beauté, de culture mais aussi de ce que j’appellerai les « expériences de vie » que ce soit lors d’articles engagés comme le don d’organes ou le cancer du sein ou lors d’articles plus intimes et personnels comme ce billet où je parlais pour la première fois publiquement de mes séquelles dues à la discrimination. (Souvenez-vous juste ici). L’article que j’ai choisi d’écrire aujourd’hui est d’ailleurs en lien direct avec ce dernier. On va parler d’image de soi et de confiance en soi. Ces deux expressions si proches qui ont toute leur place, ici, sur ce blog, où l’on parle justement d’apparences à travers les articles beauté.


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Image de soi & confiance en soi : le yin & le yang


Yin & yang : deux opposés complémentaires. L’image de soi & la confiance en soi ne sont pas des opposés à proprement parler mais ce sont deux choses complémentaires & inséparables quand on y réfléchit bien. La confiance en soi, c’est ce qui fait que l’on n’a pas peur d’agir car on sait qu’on en ait capable. C’est ce qui fait qu’on écoute notre instinct, notre intuition. C’est ce qui fait notre force face aux critiques, aux difficultés, aux défis. C’est aussi tout simplement ce qui nous aide à avancer et oser faire ce qui est bon pour nous. Il faut bien sur la juste dose. Pas ou peu de confiance en soi empêche d’avancer mais trop de confiance en soi peut mener droit dans le mur.


L’image de soi est quelque chose de complexe dans le sens où beaucoup de gens ont plusieurs images. Je m’explique. Il y a l’image de la personne telle qu’elle est, l’image de la personne telle qu’elle s’imagine et l’image de la personne telle qu’elle est perçue. Pourquoi pour beaucoup ces trois images coexistent ? Tout simplement, parce que beaucoup jouent un jeu par peur de s’assumer eux-mêmes. Il y a la peur persistante du regard des autres et donc du jugement. Cela est encore plus présent chez les personnes ayant souffert de discrimination. Le problème ? La confiance en soi pâtit des conséquences de ce jeu et les personnes en question ne sont pas réellement heureuses dans le sens où elles s’empêchent d’exprimer qui elles sont vraiment.


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Image de soi & confiance en soi : l’origine du problème ?


La peur du jugement est bien sûr à l’origine du problème mais cela cache aussi d’autres problèmes que sont le mal-être et le « non-amour de soi» surtout à partir de l’adolescence. Un corps qu’on a du mal à accepter, des différences de choix/de goûts, le sentiment d’être inintéressant comme on est… Tous ces sentiments négatifs (« « je suis moche », « je suis grosse », « je suis nulle », « je n’en suis pas capable », …), souvent non fondés, s’accumulent. A force de les répéter, on finit par s’en convaincre et par convaincre les autres par la suite. On détruit soi-même son image et sa confiance en quelque sorte. La dépréciation de soi est un cercle vicieux. A force de se marteler des choses négatives sur soi-même, on finit par les penser, puis par l’être (à quoi bon puisque je suis nulle) et de fil en aiguille les gens finissent même par être convaincu de la même chose.


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Image de soi & confiance en soi : des débuts de solutions.


Alors, on est d’accord, je ne suis pas une psy. Mais, si je me permets de vous rédiger cet article c’est tout simplement parce que je souhaite vous faire part de mon expérience et partager/échanger avec vous sur le sujet.


On ne va pas se le cacher, je me suis longtemps cherchée comme on dit. D’abord, il y a eu les expériences capillaires. J’ai essayé des tas de couleurs de mèches (rose inclus), j’ai été blonde naturelle, rousse, abricot, chocolat, blond platine, blond poussin avant de revenir à ma couleur naturelle qui a fini par changer d’ailleurs. Il y a eu ensuite le look. De mal fagotée, je suis passée à un style noir c’est noir avec bustier, mitaines, perfecto/blouson style motard et maquillage prononcé (très-trop) au niveau des yeux puis à un style mi rock mi féminin et une accalmie sur le maquillage qui me convient très bien. Tous ces styles n’avaient qu’un but : tenter de me faire remarquer, de me faire exister. Pourtant même si on ne pouvait pas me rater avec mes yeux à la Taylor Momsen l’image que j’avais de moi n’était pas glorieuse. De ma petite enfance à mon entrée au lycée, j’ai confiance en moi uniquement devant une copie de devoir surveillé ou sur un tatami. J’ai donc connu la période pas de confiance en soi = tu n’avances pas. Puis, avec mes vingt kilos en moins et ma place de première de classe que j’avais enfin réussi à obtenir, je l’avoue, j’ai eu un trop plein de confiance en moi et ça devait être agaçant. J’ai donc connu le trop de confiance = le mur. Et puis, il y a eu le début d’un gros déclin, l’amorcement d’un changement qui fait qu’aujourd’hui je suis devenue celle que je suis : heureuse, épanouie, amoureuse et bien (ou presque) dans ses baskets, j’ai nommé la prépa !!! Je me souviendrai toute ma vie du premier cours d’anglais. Les deuxièmes années nous avaient prévenus que, « pour nous mettre dans le bain », la prof donnait un DS dès le premier cours et qu’il était atroce. Le jour dudit DS, face à mon sujet me demandant de repérer les fautes de grammaire/conjugaisons, je me suis dit « trop facile. Attendant, j’ai 18 de moyenne et j’ai eu 15 au bac »…..AHEM …. Une semaine plus tard la sentence était tombée : 4/20 … Bienvenue dans le tourbillon de l’enfer de la prépa. Le Koh-Lanta de l’Education Nationale sans la plage de sable blanc. L’égo et la confiance en soi en prennent un sacré coup dans l’aile. C’est un passage que je ne vais pas raconter ici mais j’étais revenue au point de départ. Deux ans plus tard, après plusieurs gros problèmes qui m’ont amené à un point de non-retour fatal, j’ai enfin accepté (enfin je n’avais pas le choix non plus ce jour-là) d’aller consulter un professionnel. Après un an de thérapie, je vais beaucoup mieux et s’il reste encore quelques petits détails à régler ça ne m’effraie pas.


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Après avoir lu déjà tout ça, vous comprendrez (ou du moins je l’espère) alors pourquoi je me permets de vous donner les quelques conseils qui suivront  car vous pouvez faire les choses les plus cools pour être dans la vague « in », vous pouvez être la personne la plus populaire de votre établissement, vous pouvez vous mettre trois tonnes de maquillage sur le visage … mais si vous n’avez pas confiance en vous et que vous ne vous aimez pas vous n’irez pas très loin.


  • Faites la liste de toutes les choses négatives que vous pensez de vous (physique, compétences) et rayez toutes les choses qui ne sont pas objectives. Vous pourrez le faire à la fin de l’expérience si cela est mieux pour vous.
  • Sur une feuille à part que vous séparez en deux colonnes (une pour le positif et l’autre pour le négatif), demandez à vos proches/amis, … vos qualités et défauts en étant le plus objectif & le plus clair/précis possible. En plus d’être surpris, vous verrez que la plupart des gens ne pensent pas les mêmes choses que vous.
  • Regardez-vous objectivement dans un miroir. Si vous avez réellement des défauts, voyez s’ils ne peuvent pas se résoudre. Un peu de ventre ? Des abdos, de la natation et une alimentation revue (moins de sauces, diminution des grignotages, …) peuvent aider à muscler.
  • De même essayez tous les vêtements de votre armoire et regardez-vous objectivement. Trop grand ? Trop large ? Trop court ? Trop serré ? Eliminez tous les vêtements qui ne sont plus à votre taille. Eliminez ceux qui objectivement ne vous mettent pas en valeur. Donnez-les ou vendez-les. Faites la liste des vêtements qu’il vous faut & apprenez à acheter des vêtements à votre taille. Avant de passer à la caisse, faites des essayages et pour éviter les allers retours et les découragements, prenez le vêtement que vous souhaitez en deux/trois tailles.
  • Trouvez vos points forts et mettez-les en valeur.
  • Confiance en soi : cherchez les raisons de ce manque de confiance. Tentez d’en trouver les réponses. Faites-vous aider et reprenez confiance en vous par étape avec par des objectifs raisonnables.
  • Aimez-vous avant de vouloir être aimé(e) !
  • Entourez-vous des bonnes personnes. Ne vous entourez pas de personnes qui vous jugent, qui se servent de vous quand elles en ont besoin, qui se servent de vous pour se mettre en valeur. Entourez-vous plutôt de personnes qui vous aiment tels que vous êtes (sans maquillage inclus), qui sont là pour vous aider quand vous êtes dans le besoin sans forcément attendre quelque chose en retour, qui vous encouragent dans vos projets, bref des personnes qui vous portent vers le haut.
  • N’écoutez pas les magazines, c’est le meilleur moyen de déprimer, de ne pas s’accepter et de vouloir ressembler à un modèle qui ne plaît qu’au monde de la mode. Certains magazines ont un don particulier pour vous faire sentir que si vous ne faites pas ci ou que vous ne vous habillez pas comme ça vous êtes out, has been. Personnellement, je préfère être has been que porter une chose ridicule mais à la mode. Je préfère être à l’aise dans mes vêtements, dans mon style et me mettre en valeur.
  • Apprenez à faire le tri entre une réflexion dite avec l’intention de blesser et celle dite sans mauvaise intention mais qui peut être à l’origine d’un quiproquo à cause d’un mal entendu ou d’une différence de perception. Dans le premier cas, ne perdez pas votre temps avec une personne qui vous juge si c’est sans fondement. Dans le second cas, dites (sans agresser la personne) que vous avez été blessé par le propos et discutez en de manière posé pour dissiper le mal entendu.
  • Sortir sans make-up : affronter le regard d’autrui avec son vrai visage est un véritable électrochoc positif (enfin dans mon cas). N’ayant actuellement pas le choix, je me retrouve à aller travailler depuis deux semaines sans maquillage. Je n’ai pas une peau parfaite : j’ai des rougeurs, des cernes et en ce moment donc une grosse plaque avec acné sur le menton. Oui, …. Mais les gens n’en tiennent pas rigueur. Les gens ne s’attardent pas sur vous et ne s’arrêtent pas de vous parler pour autant.


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Le chemin est long et parfois semé d’embuches mais ne vous laissez pas décourager car on est tellement mieux après. Prenez votre temps et allez à votre rythme. Rien ne sert de se presser inutilement.


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J’espère que ce long article pourra vous aider. N’hésitez à partager vos expériences ou à réagir sur le sujet !


A bientôt.


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mar 24, 2013

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De la discrimination à l’acceptation de soi : le parcours du combattant.

Hey ! ☼
Aujourd’hui, on ne va pas parler beauté ni culture. On va parler d’un sujet un peu spécial qui est souvent tu par les personnes qui en sont victimes par peur des représailles. Aujourd’hui, après des années de silence, j’accepte de témoigner d’une partie de mon histoire pour aider les personnes qui le vivent encore et leur montrer que c’est possible d’inverser la situation. Si toutes les victimes acceptaient d’en parler, le gouvernement et les institutions scolaires se soucieraient peut-être plus de ce problème qui peut conduire à la destruction intérieure d’une personne voire dans certains cas à la mort.
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